Le non-attachement dans la relation

Dans la démarche qui nous concerne, celle du Tantrisme laïque, si l’attachement fait souffrir, il n’est que l’autre face d’une même chose qui est le détachement. Qui lui aussi peut être générateur de trouble.
La faiblesse des mots conduise à parler du non-attachement. Ma propre faiblesse me fait parler de lien de non attachement. C’est une démarche vivante qui inclut la mise en lien par la relation et tout ce qui se révèle autour. Pour évoluer, se transformer dans la voie du non-attachement, il faut connaître et reconnaître l’attachement.

Il n’y a rien à éliminer, tout est juste. Il n’y a pas de critique, c’est un partage. Soit on visite nos limites et nos peurs dans la relation, comme le propose le Tantra, en y apportant de la conscience dans l’expérimentation, soit on recherche un ailleurs ou un autre par lequel je peux être nourri ou reconnu. L’autre ou l’entourage ne peut pas vous reconnaitre. Vous seul le pouvez.
Je veux un mari ou un amant qui m'aime, je veux que mes parents me reconnaissent, je veux un couple comme cela ou je veux un couple peu impliquant. Le vouloir ici, est un futur qui est une fonction du passé. C’est être en dehors de soi, Il n’y a pas de futur, c’est une fuite.

Ma désertion à moi-même, me fait vouloir une idée, un concept mais non une présence, c’est une fonction du mental. Et si l’environnement répond à ce que je veux, et bien demain le doute viendra et c’est sans fin.

Amener de la conscience, nous ouvre une forme de lâcher prise dans ce que mon mental tente de me définir. Ce lâcher prise amène de la joie. La joie est partout, dans toutes nos peurs, comme dans tous nos bonheurs, c’est la même chose ! Et là ce n’est plus l’autre qui nous fait souffrir.

Dans la relation, mon non-attachement à l’autre me rend finalement disponible, il n’y a plus de peur, c’est une écoute et cette écoute devient joie.
Dans cette écoute à soi, on découvre un espace où l’on peut accueillir l’autre.
Il n’y a pas de refus à l’environnement. Un enfant, une femme ou un homme qui nous demande de l’amour est une réalité, notre amour y répond et notre non-attachement répond en un respect à soi.

Ne pas en faire plus, reconnaître la douleur mais lâcher prise pour ne pas s’y identifier.

Il n’y a rien à rajouter à la vie. La vie est maintenant, la joie est ici.