Fidélité à soi (suite)

© Oleg Klochenok - Fotolia.com
© Oleg Klochenok - Fotolia.com

Un certain nombre de réactions sont apparues sur l’article "fidélité à soi", qui m’ont été faites, soit par mail soit de vive voix.

Il m’est apparu important de revenir dessus.

"Fidélité à soi" n’est en aucune façon une porte ouverte sur l’infidélité. Aller observer ses désirs, n’est pas chercher à les assouvir. Je l’ai écrit tellement de fois ici, que je n'y reviendrai pas.

En se laissant traverser par ce qui vient, sans rien repousser ou éliminer, juste dans une écoute non objective, on découvre des espaces de soi jusque là inconnus.
En reconnaissant ses désirs, on se reconnaît, on s’autorise à se voir en dehors de nos rejets et complaisance. Une sensation de bien-être s’obtient dans cette circulation qui vient de soi et non de l’autre. Nous appréhendons un espace de liberté d’une richesse incroyable.

Cette liberté est une joie de se voir tel que la vie nous voit, on pressent alors notre unicité. Dans cette unicité on n'est plus en réaction avec l’immoralité (mauvaise morale), on est dans l’amoralité.
(amoralité c’est : sans notions de règles établies par l’homme, décrivant la moralité sociale largement conduite par l’héritage religieux).

Mais moi, homme social appartenant au groupe et au clan, je choisis de respecter l’éthique et la morale établie ! C’est aussi un vecteur de conscience d’un point de vue humain. Ce n’est pas une soumission, ce n’est finalement même pas un choix, c’est une profonde résonance à la vie.

Alors dans ma liberté d’être et ayant investi ma conscience, je perçois que ma fidélité à l’autre n’est que le reflet de ma propre fidélité. Ou que mon infidélité à moi me conduise à l’infidélité à l’autre.

C’est un choix conscient et non conditionné. Si le désir vient à s’investir en moi, pour un autre, pas d’effort, pas de tensions, pas d’exercices de yoga, pas de technique, pas de prières à Dieu, pour s’en sortir.

Simplement dans notre écoute on entrevoit qu'il n'y a plus rien à prétendre à chercher plus rien a croire que ce que l'on cherche est mieux ou moins biens, plus spirituel, plus Tantrique ou moins dangereux.

Conscient de ce qui circule en nous, notre liberté est peut être une réactualisation de la fidélité à l’autre souvent pleine d’émotion. Plus besoin d’avoir trois maîtresses ou cinq amants. Et celui qui en a besoin c'est surement important pour lui.

Dans cette disponibilité, brûle dans le cœur sans jamais se consumer, les vœux d’engagement à mon conjoint.
Être l’amant(e) de sa femme ou de son mari, est la plus exquise des infidélités.