Proposition du Tantra

Tantra

Notre existence est subordonnée à tout ce que le mental conçoit, alors que notre être est là où le mental ne conçoit pas. Il n’y a rien dans l’activité "fragmentatrice" de celui-ci, qui soit désir en tant que Soi où sujet et objet se confondent.
Seul le feu du devenir de l’éternel Féminin qui danse sur l’immuable et lumineux Masculin, engendre le désir de création et de vie.
Nous sommes vivants par nos désirs mais égarés dans l’extrême densification à la différenciation à l’autre.

La proposition du Tantra est d’entreprendre un important voyage. Celui de retrouver l’origine de notre conscience pour ainsi saisir que l’amour qui émane de l’être est fécondant et immanent. Quand cet espace commence à être expérimenté, nous entrevoyons une capacité fondamentale : La vision profonde. Elle permet de reconnaître comme illusoire, certaines facettes de notre monde et de nos modes de fonctionnements conditionnés.  

 

Chercher à expérimenter le monde en tant qu’illusion, est pour moi une quête bien vaine qui aboutit souvent à être en dehors de soi.

Le monde est par principe et en le Principe. On ne nie pas le monde, on est le monde en sa forme de l’énergie de Bhairava.

Les Tantra nous enseignent qu’entre le « Je » et le « Non Je », qu’entre conditionnement et déconditionnement, qu’entre l’inspir et l’expir, réside un non espace ou l’existence fait place à l’essence.

Nous sommes des hommes et des femmes indéfinis dans notre existence, infinis dans notre âme et sacrés par l’union de deux grands principes célestes. L’écho qui résonne au plus profond de notre centre et qui nous fait pressentir notre nature émotionnelle, est, l'originelle vibration de leur champ nuptial.

J’ai regardé profondément ceux qui m’entourent avec mon cœur et ils m’ont enseignés que le lien d’amour est un lien de non attachement, que ce lien n’appelle aucune question et ne projette rien, n’attend rien. Chaque instant vécu efface le passé et n’engendre aucune projection.

Tout se créé et se dilue en même temps.
Retrouver le chemin qui mène à sa conscience, c’est partir sur l’océan de sa vraie nature.